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Récits, poésie, théâtre, conte, documentaire et presse fictive. Le nombre affiché compte des textes, pas les séries qui les réutilisent. Les textes CP ne sont pas tous certifiés décodables selon une progression de graphèmes.
cp · récit · 29 mots
La boîte de Lila
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Lila a une boîte. Dans la boîte, il y a une plume et une bille. Lila pose la plume sur la table. Elle garde la bille dans la boîte.
Nora cherche son livre de contes. Elle regarde sous son lit, puis sur son bureau. Elle ne le trouve pas. Son frère lui rappelle qu’elle lisait dans le salon la veille. Nora retourne près du canapé et retrouve le livre derrière un coussin.
La classe prépare une affiche pour protéger le jardin de l’école. Sami dessine les fleurs. Inès écrit le titre. Tom découpe des feuilles vertes en papier. Quand l’affiche est terminée, les élèves l’accrochent près de la porte du jardin.
Trois groupes construisent un pont en papier entre deux livres. Le premier pose une feuille à plat : elle se plie dès qu’un petit objet est ajouté. Le deuxième groupe plie sa feuille en accordéon. Son pont porte plusieurs gommes. Le troisième décide de refaire ce pliage en mesurant soigneusement chaque pli. Pour comparer les résultats, les élèves utilisent les mêmes livres et les mêmes gommes.
À seize heures, Zoé attend devant la bibliothèque. Le message de son ami indiquait : « À côté de l’entrée du parc ». Elle avait lu trop vite et confondu les deux lieux. Après quelques minutes, elle relit le message, comprend son erreur et rejoint son ami. Ils décident de préciser le nom de la rue la prochaine fois.
Chaque matin pendant une semaine, Amir relève la température dans la cour. Le lundi, il place le thermomètre au soleil. Le mardi, sa camarade lui propose de le déplacer à l’ombre. Le professeur leur explique qu’il faut conserver les mêmes conditions pour comparer les relevés. Les élèves choisissent alors un emplacement fixe et une heure précise. Dans leur carnet, ils signalent que le premier relevé a été effectué autrement : ils ne le mélangent pas silencieusement aux suivants.
Le sentier habituel est fermé après la chute d’un arbre. Une pancarte propose un détour par le vieux moulin. La promenade sera plus longue, mais le nouveau chemin longe un ruisseau. Éva hésite : elle voulait arriver tôt à la source. Son oncle lui montre la carte et les deux horaires possibles. Ensemble, ils choisissent le détour et préviennent les personnes qui les attendent. Ils n’essaient pas de franchir la partie fermée.
Le journal de la classe reçoit une information : le jardin voisin serait bientôt remplacé par un parking. Avant d’écrire un article, les rédacteurs cherchent l’origine de cette affirmation. Elle provient d’une discussion entendue dans la rue. Ils interrogent alors la mairie, qui leur transmet le projet public : seuls deux emplacements existants doivent être réaménagés, sans suppression du jardin. Les élèves publient une explication, distinguent la rumeur du document consulté et indiquent leur source.
Pour monter une pièce, la troupe de l’école dispose d’un budget limité. Chacun propose d’acheter de nouveaux décors. Pourtant, une ancienne élève se souvient d’une réserve sous la scène. On y retrouve des tissus, des cadres et des panneaux encore utilisables. Les élèves dressent un inventaire, vérifient l’état du matériel avec un adulte et adaptent leur mise en scène. Certains objets restent inutilisables : ils ne décident pas de tout conserver à n’importe quel prix.
Sami trouve un ruban rouge sur la table. Il veut fermer un cadeau pour sa sœur. Le ruban est trop court. Sami prend alors une ficelle dans le tiroir. Il ferme le paquet avec la ficelle, puis pose le ruban dessus pour le décorer. Sa sœur arrive. Sami cache vite le cadeau derrière son dos.
Dans le bus, Nora s’assoit près de la fenêtre. Son frère Adam reste debout : il ne voit aucune place libre. Nora pose son sac sur ses genoux. La place à côté d’elle apparaît. Adam s’assoit et sourit. Les deux enfants regardent les arbres. Quand le bus s’arrête, ils descendent ensemble avec leur papa.
Léa dessine un bateau sur une feuille. Elle veut le montrer à Amir. Mais une goutte d’eau tombe sur le dessin. Une tache bleue s’étale sous le bateau. Léa regarde la feuille, puis ajoute des vagues autour de la tache. « Maintenant, mon bateau est en mer ! » dit-elle. Amir sourit et lui prête un crayon jaune pour dessiner le soleil.
Zoé porte une boîte jusqu’à la cuisine. À chaque pas, elle entend un petit bruit. Elle pense qu’un jouet est resté dedans. Son grand-père ouvre la boîte avec elle. Il y trouve trois noix qui roulent. Zoé rit. Elle pose les noix dans un bol, puis reprend la boîte vide. Cette fois, elle n’entend plus rien.
Malo et Inès préparent un panneau pour le potager de l’école. Malo écrit « Ne marchez pas ici ! » en lettres énormes. Inès trouve le message difficile à comprendre : où commence « ici » ? Elle propose de dessiner les allées entre les carrés de terre. Les deux amis ajoutent une flèche et remplacent la phrase par « Pour passer, suivez les allées ». Le lendemain, une petite classe vient observer le jardin. Les visiteurs regardent le dessin et avancent entre les plantations sans les abîmer. Malo remarque que personne n’a dû répéter la consigne. Il garde son premier brouillon pour montrer comment leur idée a changé.
À la bibliothèque, Sofia emprunte un livre de contes. Chez elle, elle découvre deux petits papiers entre les pages. Le premier porte un dessin de renard ; le second indique seulement « page 24 ». Sofia pourrait les jeter, mais elle les glisse dans une enveloppe. Le mercredi suivant, elle apporte l’enveloppe à la bibliothécaire. Un garçon demande justement si quelqu’un a trouvé ses marque-pages. Le renard avait été dessiné par sa petite sœur. La bibliothécaire lui rend les papiers après qu’il les a décrits. Sofia comprend alors pourquoi ces objets tout simples étaient importants pour lui. Avant de repartir, elle choisit un autre conte, cette fois avec son propre marque-page.
Pendant la récréation, Jules propose une course jusqu’au grand arbre. Lina donne le départ. À mi-chemin, le lacet de Jules se défait et il s’arrête. Il ne veut pas trébucher. Aya, qui courait juste derrière, ralentit aussi. Les autres arrivent à l’arbre et commencent à discuter : faut-il compter cette course ? Aya propose de recommencer lorsque tout le monde sera prêt. Jules noue son lacet et remercie son amie. Pour le deuxième départ, les enfants changent de règle : ils doivent tous atteindre l’arbre ensemble, sans laisser quelqu’un derrière. La course devient plus lente, mais les rires continuent jusqu’à la sonnerie.
Léo prépare une salade de fruits avec sa tante. La fiche de recette est posée près du saladier. Une éclaboussure cache une partie de la dernière ligne. On peut encore lire : « Ajouter le jus… ». Léo veut deviner. Sa tante lui demande de regarder les ingrédients déjà préparés : des morceaux de pomme, une banane coupée et une orange pressée. Le petit verre de jus est le seul élément qui n’a pas encore été utilisé. Léo le verse dans le saladier, puis mélange doucement. Avant de ranger, il recopie la recette sur une fiche propre. Sa tante ajoute : « La prochaine fois, nous la poserons plus loin du saladier. »
Pour la fête de l’école, la classe de Salomé prépare un jeu de voyage imaginaire. Chaque équipe reçoit un billet portant le nom d’un lieu inventé. Au moment de distribuer les enveloppes, Salomé découvre qu’un billet est resté blanc. Elle pourrait recopier un nom au hasard, mais les indices du jeu risqueraient alors de ne plus correspondre. Avec Nabil, elle examine la liste des destinations déjà distribuées. Ils rayent les noms un à un et trouvent celui qui manque : le Port des Nuages. Nabil vérifie ensuite que l’enveloppe contient bien une énigme sur les bateaux. Les deux indices concordent. Salomé complète le billet et note l’incident dans leur cahier de préparation. Au bilan, elle propose de vérifier les enveloppes avant l’arrivée des joueurs. Leur enseignante leur demande ce qui a permis de résoudre le problème. Salomé ne répond pas « la chance » : elle montre la liste et l’énigme qu’ils ont comparées.
Dans la cour d’une résidence, un banc a été déplacé près du portail. Anaïs remarque aussitôt qu’il n’est plus à l’ombre du grand arbre. Elle suppose que quelqu’un a voulu profiter du soleil. Son voisin Karim lui montre pourtant une marque au sol : une partie du passage était trop étroite pour le chariot de la personne qui entretient la cour. Le banc a été déplacé pendant les travaux de nettoyage. Anaïs change d’explication, mais une question demeure : faut-il le laisser là ? Les habitants essaient deux emplacements. Le premier gêne l’ouverture du portail ; le second conserve un passage large et reçoit de l’ombre une partie de l’après-midi. Ils choisissent le second et observent encore la cour le lendemain. Anaïs dessine les deux positions dans son carnet. Sous son premier dessin, elle écrit : « Ce que j’avais supposé ». Sous le second : « Ce que nous avons vérifié ».
La classe prépare une petite pièce de théâtre. Au début de la répétition, un groupe travaille la scène du marché tandis qu’un autre peint les décors. Les voix couvrent bientôt toutes les consignes. Maëlle propose alors une répétition silencieuse : les acteurs feront les gestes sans parler. Certains craignent que cela ne serve à rien. Pourtant, dès le premier essai, on voit que deux personnages se cachent derrière le même panier et qu’un marchand tourne le dos au public. Sans les paroles, ces problèmes deviennent faciles à repérer. Les élèves déplacent un accessoire et changent l’orientation du marchand. Ils reprennent ensuite la scène avec les dialogues. Cette fois, les gestes accompagnent mieux les mots. Maëlle ne veut pas supprimer les paroles du spectacle. Elle voulait seulement observer une chose à la fois. Dans leur cahier, les élèves notent qu’une répétition différente peut révéler ce qu’ils ne remarquaient plus.
Au début de la semaine, la classe prête du matériel à plusieurs groupes pour préparer une exposition. Vendredi, deux règles et une paire de ciseaux manquent encore. Tout le monde se souvient d’avoir vu ces objets, mais personne ne sait où ils ont fini. Younès propose un carnet avec trois colonnes : objet, groupe emprunteur, retour. Pour reconstituer les prêts de la semaine, les élèves racontent ce qu’ils ont utilisé. Les ciseaux réapparaissent dans la boîte des affiches ; une règle est retrouvée près des maquettes. La seconde reste introuvable. Younès laisse sa ligne ouverte au lieu d’inventer un retour. La semaine suivante, chaque prêt est noté dès le départ. Quand un objet revient, l’emprunteur coche la colonne de retour avec un camarade. Le carnet n’empêche pas tous les oublis, mais il permet de savoir quelle information manque encore et où commencer les recherches.
Pour rejoindre un jardin pédagogique, la classe étudie deux chemins sur un plan fictif. Le premier paraît presque droit ; le second dessine un large détour autour d’un bâtiment. « Le premier sera forcément plus rapide », affirme Oscar. Leïla remarque cependant que la légende indique un escalier sur ce trajet. Une partie du groupe transportera un chariot de matériel, et il faudra alors s’arrêter pour le porter.
Les élèves relèvent donc plusieurs informations : longueur annoncée, obstacles et largeur des passages. Leur enseignante leur donne ensuite les temps mesurés lors d’une visite de préparation : huit minutes par le chemin direct sans chariot, onze minutes par le détour avec le chariot. Elle n’a pas mesuré le chemin direct avec le matériel. On ne peut donc pas comparer deux conditions identiques.
Au lieu de déclarer un trajet vainqueur pour toutes les situations, la classe choisit le détour pour cette sortie précise. Oscar corrige sa phrase dans le cahier : « Le premier est plus court sur le plan, mais cela ne suffit pas à connaître notre temps de trajet. » Leïla propose de conserver les deux descriptions pour une prochaine visite sans matériel.
Le journal de la classe doit raconter la construction d’une grande maquette. Éva choisit une photographie où une tour vient de tomber. L’image est spectaculaire et elle imagine le titre : « Notre maquette s’écroule ! » Sami lui demande ce que verra un lecteur qui n’a pas assisté à l’atelier. Il pourrait croire que tout le projet a échoué.
Ils consultent les autres photographies. La chute concernait seulement une tour d’essai, avant la construction finale. Après cet essai, le groupe avait élargi la base et utilisé un autre assemblage. La maquette terminée tenait debout à la fin de l’après-midi.
Éva conserve la première image, mais ajoute deux photographies et des légendes. Le nouveau titre annonce : « Un essai raté qui nous a aidés à construire ». Sous la tour tombée, elle précise le moment et le but du test. Sami relit l’article pour vérifier que l’ordre des événements est clair.
Lors de la mise en page, les élèves hésitent encore : faut-il montrer seulement la réussite ? Ils décident que l’essai raté explique leur démarche, à condition de ne pas le présenter comme le résultat final. Le journal pourra raconter un progrès, pas seulement afficher une belle image.
Le club de musique partage un petit local avec le groupe de théâtre. Un soir, la clef n’est plus à sa place habituelle. Hugo affirme l’avoir vue dans la poche du manteau de son amie Sarah. Celle-ci s’étonne : elle a bien emprunté le local, mais elle se souvient d’avoir déposé la clef sur une table.
Au lieu de fouiller les affaires de chacun, la responsable réunit les deux groupes et leur demande de raconter les déplacements de la journée. Le groupe de théâtre a déplacé la table pour installer un décor. Une boîte de rubans qui se trouvait dessus a été rangée dans une armoire. La clef apparaît finalement au fond de cette boîte, où elle avait glissé avec les rubans.
Hugo comprend qu’il avait aperçu un autre objet métallique dans la poche de Sarah. Il rectifie son affirmation devant le groupe et lui présente ses excuses. Sarah reconnaît de son côté qu’elle n’avait pas rangé la clef au crochet prévu.
Les élèves installent près de ce crochet une petite étiquette portant le nom du groupe qui utilise le local. Ils ne cherchent pas à désigner une personne fautive pour toute la situation. Ils veulent surtout rendre le prochain emprunt plus facile à suivre et éviter qu’un souvenir incomplet soit pris pour une preuve.
Pour une exposition, chaque groupe construit une cabane miniature en papier. Le règlement précise que la cabane doit tenir seule, posséder une entrée et utiliser au maximum deux feuilles. Il ne parle ni de la hauteur ni du nombre de fenêtres.
Le groupe d’Alice prépare une tour très haute. Celui de Bilal réalise une cabane plus basse, avec un toit qui se soulève pour observer l’intérieur. À la présentation, plusieurs élèves veulent choisir la tour parce qu’elle attire davantage le regard. Bilal rappelle les trois critères écrits. Les deux réalisations ont une entrée et utilisent deux feuilles, mais la tour doit être maintenue par une main.
Alice propose de couper une partie du sommet et de renforcer les plis. Le règlement permet une dernière modification avant l’évaluation. Après cette correction, sa cabane tient seule. Les deux groupes remplissent alors les critères.
La classe décide de distinguer deux moments : vérifier les contraintes communes, puis échanger sur les choix esthétiques. Certains préfèrent la hauteur, d’autres le toit ouvrant. Personne n’est obligé d’aimer la même réalisation. Alice garde une photographie de sa première tour : elle montre que modifier un projet ne signifie pas renoncer à toute son idée.
Le conseil des élèves veut choisir une activité pour une journée commune. Une classe répond à un sondage proposant théâtre, jeux de piste ou arts plastiques. Sur vingt-quatre réponses, quinze choisissent les jeux de piste. « Toute l’école préfère les jeux de piste », écrit d’abord le rédacteur du compte rendu.
Sa camarade Nour lui demande combien de classes ont répondu. Une seule, alors que la journée en réunira trois. Les deux autres classes n’ont pas reçu le questionnaire : l’enveloppe est restée dans une armoire. Le résultat décrit donc les réponses obtenues, pas encore celles de l’ensemble des participants.
Le conseil reporte la décision et distribue le même questionnaire aux classes manquantes. Les élèves peuvent choisir une seule activité et déposer leur bulletin sans écrire leur nom. La date limite est affichée pour que chacun sache jusqu’à quand répondre.
Lorsque les bulletins sont réunis, les jeux de piste restent en tête, mais leur part est moins élevée que dans la première classe. Nour ne dit pas que le premier comptage était faux. Les quinze réponses avaient été correctement comptées ; c’est la conclusion générale qui dépassait les informations disponibles.
Dans le compte rendu final, le rédacteur indique le nombre de participants au sondage et décrit les résultats sans prétendre connaître l’avis des absents. Il ajoute que ce choix concerne cette journée précise. Le conseil conservera le questionnaire, non comme une vérité définitive sur les goûts de l’école, mais comme la trace de cette consultation.
Pour un atelier d’écriture, l’enseignante donne une scène très courte : une fenêtre est ouverte, une feuille manque sur un bureau et un chat se trouve dans la pièce. Chaque groupe doit proposer une suite, puis préciser ce qui relève de la scène donnée et ce qu’il a imaginé.
Le premier groupe raconte que le chat a emporté la feuille. Le deuxième imagine qu’un courant d’air l’a poussée derrière l’armoire. Le troisième invente un personnage qui a pris la feuille avant de partir. Les trois récits sont possibles dans une fiction, mais aucun n’est prouvé par les seuls éléments de départ.
Lors de la lecture, Lison remarque que son groupe a écrit : « Puisque le chat est là, il est coupable. » Elle propose de remplacer cette phrase par : « Nous imaginons que le chat a joué avec la feuille. » La nouvelle formulation conserve leur histoire sans transformer une invention en certitude.
L’enseignante ajoute ensuite un nouvel élément au scénario : la feuille est retrouvée au pied de l’armoire, avec un coin humide. Les groupes discutent. Ce détail rend certaines suites plus faciles à développer, mais il ne reconstitue pas tout ce qui s’est passé. Le coin humide pourrait recevoir plusieurs explications dans leur histoire.
À la fin, chacun rédige deux colonnes. La première contient les faits imposés par le scénario ; la seconde, les choix de l’auteur. Lison aime ce cadre : elle peut inventer librement tout en sachant exactement où commence son invention.
Le club de bricolage construit un petit abri destiné à protéger des étiquettes de jardin. Deux groupes proposent des toits différents. Le premier annonce que son modèle est le meilleur parce qu’il a résisté à une minute d’arrosage. Le second l’a arrosé pendant trois minutes et a observé une légère infiltration.
Avant de choisir, Camille demande si les essais étaient comparables. La quantité d’eau versée et la durée n’étaient pas les mêmes. De plus, le premier toit avait été testé à plat sur une table, alors que le second était déjà incliné sur son support. Les résultats ne permettent donc pas de départager les modèles avec assurance.
Le groupe prépare un nouvel essai. Les deux abris reçoivent la même quantité d’eau pendant la même durée, avec une inclinaison identique. Des papiers secs sont placés dessous pour rendre les traces visibles. Les élèves notent aussi l’état des assemblages avant et après l’essai.
Cette fois, le toit du premier groupe laisse passer quelques gouttes au niveau d’une jonction. Celui du second reste sec pendant l’essai. Les élèves retiennent le deuxième modèle pour leur prototype, tout en écrivant que le test ne reproduit pas toutes les conditions possibles dans un jardin.
Le premier groupe ne jette pas son travail. Il renforce la jonction et propose un autre essai. Camille insiste : comparer deux modèles ne revient pas à classer la valeur des élèves qui les ont construits. Le test sert à améliorer un objet précis dans des conditions décrites.
La médiathèque du quartier prépare une après-midi de lecture. Une ancienne affiche est retrouvée dans un dossier partagé. Son dessin plaît à tout le groupe : un bateau de papier traverse une mer de lettres. Comme le titre convient encore, Zoé propose de reprendre le document en changeant seulement la date.
Avant l’impression, Idriss relit chaque ligne. L’ancienne affiche indique une salle qui est désormais utilisée pour un autre atelier. Elle annonce aussi un horaire de fin plus tardif que celui prévu. Enfin, une phrase promet la présence d’une conteuse qui n’a pas été invitée cette fois-ci. Le dessin et le titre étaient réutilisables, mais les informations pratiques devaient être vérifiées séparément.
Le groupe établit une petite liste : date, horaires, lieu, public, inscription et personnes annoncées. Chaque information est comparée au programme validé par l’équipe de la médiathèque. Pour l’inscription, deux messages se contredisent. Zoé n’en choisit pas un au hasard ; elle demande une confirmation avant de terminer l’affiche.
Le document final porte un autre nom de fichier et l’ancienne version est rangée dans un dossier d’archives. Les bénévoles évitent ainsi de la diffuser de nouveau par erreur. Ils gardent cependant le dessin dans leur bibliothèque de modèles, avec l’indication de son auteur et de l’autorisation de réutilisation.
Zoé résume ce qu’elle a appris : gagner du temps en reprenant un modèle n’autorise pas à supposer que toutes ses informations sont encore exactes. Le travail créatif peut être conservé, tandis que le contenu lié à un événement doit être réexaminé.
Lina arrive au parc avec son grand-père. Le banc bleu est mouillé, car il a plu pendant la nuit. Ils choisissent un banc sous le préau. Lina sort deux pommes de son sac et en donne une à son grand-père. Un rayon de soleil apparaît. Ils restent pourtant sous le préau pour finir leur goûter.
Sami trouve une boîte vide dans la classe. Il demande à son enseignante s’il peut la garder pour les graines du potager. Elle accepte. Sami écrit « graines » sur une étiquette, puis colle l’étiquette sur le couvercle. Il range les graines de haricot dans un petit sachet avant de le déposer dans la boîte. La boîte reste sur une étagère, à côté des arrosoirs.
Nora veut faire voler son cerf-volant rouge. Elle déroule la ficelle dans le jardin et lève les bras. Le cerf-volant reste sur l’herbe : il n’y a pas de vent. Son frère propose de courir, mais le jardin est trop petit. Nora enroule alors la ficelle. Elle décide de garder le cerf-volant pour la promenade du lendemain, dans un grand pré.
Les élèves préparent une exposition de dessins. Milo écrit une pancarte pour indiquer l’entrée de la salle. Il la pose sur une chaise, puis part chercher du ruban adhésif. Quand il revient, il découvre la face blanche de la pancarte. Il croit d’abord que quelqu’un a effacé les lettres. Inès soulève simplement le carton et le retourne : le message est de l’autre côté. Ils rient de leur surprise et fixent enfin la pancarte sur la porte.
Maya accompagne son père au marché avec un panier. Ils achètent des poires, du pain et une grosse courge. Sur le chemin du retour, Maya essaie de porter toutes les courses. Le panier lui tire le bras. Son père ne le lui retire pas : il prend seulement la courge dans son propre sac. Le panier devient plus léger. Maya peut alors le porter jusqu’à la maison. Elle comprend qu’on peut partager une tâche sans la faire entièrement à la place de l’autre.
Le club de jardinage installe deux petites pancartes près du potager. Une pancarte bleue signifie que l’arrosage est déjà fait. Une pancarte jaune signifie qu’il reste à arroser. Le jeudi matin, Jules voit la pancarte jaune. Il vérifie la terre, arrose les plants qui en ont besoin puis remplace la pancarte jaune par la bleue. L’après-midi, Nora passe avec un arrosoir. En voyant la pancarte bleue, elle sait que Jules a déjà effectué la tâche.
Pour raconter la vie du quartier, une classe prépare un album de photographies. Sur l’une des images, on voit une porte fermée et une file de personnes. Plusieurs élèves pensent qu’il s’agit d’un magasin qui n’a pas encore ouvert. Salomé demande à regarder les photographies prises juste avant et juste après. Sur la première, des affiches annoncent un spectacle ; sur la dernière, des spectateurs entrent dans une salle. La classe corrige sa légende : la file attendait l’ouverture du théâtre. Une seule image ne montrait pas tout le contexte.
Dans la cour, Amir remarque une file de fourmis. Il propose de tracer une ligne à la craie pour mieux suivre leur trajet, sans les toucher. Son amie Léa suggère plutôt de dessiner le trajet sur un carnet, afin de ne pas intervenir sur le sol. Ils observent pendant quelques minutes depuis le même endroit. Certaines fourmis portent de petites miettes et d’autres reviennent en sens inverse. Les enfants dessinent des flèches dans les deux directions. Ils notent ce qu’ils voient, sans affirmer connaître la destination de chaque fourmi.
La bibliothèque possède un seul exemplaire d’un livre que souhaitent lire deux enfants. Zoé l’a réservé la première, mais elle est absente le jour du prêt. Le bibliothécaire garde le livre pour elle jusqu’au vendredi, comme le prévoit le règlement. Adam est déçu, puis demande s’il existe un autre livre sur le même thème. Le bibliothécaire lui en propose deux. Adam en choisit un et maintient sa place après Zoé pour le premier livre. Il ne lit pas immédiatement le titre souhaité, mais il repart avec une découverte.
Pour fabriquer une étagère destinée au coin lecture, une équipe mesure la largeur d’un renfoncement. Camille annonce quatre-vingts centimètres ; Yanis trouve soixante-dix-huit centimètres. Au lieu de choisir la valeur la plus souvent répétée, ils cherchent l’origine de l’écart. Camille a mesuré près du sol et Yanis à la hauteur prévue pour l’étagère. Le mur n’est pas parfaitement droit. Ils recommencent ensemble la mesure à la hauteur choisie et retiennent soixante-dix-huit centimètres. Ils prévoient aussi une petite marge de pose avec l’adulte qui les accompagne.
Au retour de la récréation, un élève annonce que la bibliothèque municipale va fermer pour toujours. Il a aperçu une affiche portant le mot « fermeture ». Avant de diffuser la nouvelle dans le journal de classe, la rédaction demande à lire l’affiche entière. Elle indique en réalité une fermeture de trois jours pour des travaux de peinture. La date de réouverture figure juste en dessous. Les élèves rédigent alors une brève qui donne les deux dates et explique les travaux. Ils gardent leur premier brouillon pour montrer comment une information incomplète peut devenir une rumeur.
Un groupe prépare une promenade jusqu’au vieux moulin. Sur la carte, le chemin du bord de l’eau paraît le plus court. Mais un avis récent signale qu’une passerelle est en réparation. Les enfants choisissent donc un chemin plus long par les jardins. Au départ, Tom juge ce détour inutile. Arrivé près du moulin, il aperçoit la passerelle fermée de l’autre côté du ruisseau. Il comprend que le trajet le plus court sur une carte n’est pas toujours praticable. Pour le retour, le groupe conserve le même itinéraire sûr plutôt que de franchir la barrière.
Je sème un mot dans mon carnet,
Un mot tout rond, un mot discret.
Le lendemain, entre deux lignes,
Une petite phrase cligne.
Je lui donne un peu de couleur,
Elle devient un mot du cœur.
NOÉ : Je ne trouve plus mon ticket !
LINA : Regarde dans la poche de ton manteau.
NOÉ : Il y a seulement un mouchoir.
LINA : Et dans ton livre ? Tu l’as utilisé comme marque-page.
NOÉ : Le voilà ! Merci.
LINA : Cette fois, gardons-le avec les autres tickets.
Dans un village imaginaire, une enfant trouva une clé de bois. Elle essaya toutes les portes, mais aucune ne s’ouvrit. Un vieux jardinier lui proposa de regarder la clé autrement. L’enfant remarqua de minuscules trous. En soufflant doucement, elle produisit trois notes. Ce n’était pas une clé : c’était un petit instrument. Le soir, elle joua pour les voisins. Elle n’avait ouvert aucune porte, mais chacun avait ouvert sa fenêtre.
Une grainothèque est un espace où des personnes peuvent déposer et prendre des graines selon les règles du lieu. Chaque sachet doit être identifié aussi précisément que possible. Le nom de la plante, l’année de récolte et des conseils de culture peuvent aider les utilisateurs. Toutes les graines ne germent pas de la même façon. On demande conseil à un adulte avant toute manipulation et on ne goûte jamais une graine inconnue.
Journal fictif de l’école, vendredi. Le banc de la cour a été remis en service après une réparation menée par les services techniques. Notre équipe a interrogé deux élèves et un adulte. Les élèves souhaitent maintenant proposer un nom pour le banc. Aucune décision n’a été prise. Le journal publiera le résultat lorsque le conseil de classe l’aura confirmé. Une photographie montre le banc réparé ; elle ne permet pas, à elle seule, de connaître la durée des travaux.
Inès suivait une carte pour trouver la salle de musique. Elle tourna à droite, puis s’arrêta devant une porte de rangement. Elle avait pourtant respecté chaque flèche. Son ami Yan observa le plan. Le repère « Vous êtes ici » se trouvait en bas, mais ils étaient entrés par l’autre accès. Inès fit pivoter la carte pour l’orienter comme le bâtiment. Les couloirs se remirent à correspondre. Elle comprit qu’une indication juste peut devenir trompeuse lorsqu’on oublie son point de départ.
MAYA : Nous devons choisir entre trois idées pour le jardin.
ISMAËL : Votons tout de suite.
ZOÉ : Avant, présentons le coût et l’entretien de chaque idée.
MAYA : Bonne proposition. Nous déciderons après avoir écouté chacun.
ISMAËL : Alors je note les questions, pas les noms de ceux qui pensent autrement.
ZOÉ : Et nous expliquerons le résultat, même à ceux qui préféraient une autre idée.
À la fin de l’expérience, le groupe de Nora avait deux mesures différentes. « On garde la plus jolie », proposa un élève. Nora préféra conserver les deux. Ils relurent leur protocole et remarquèrent que les durées n’avaient pas été les mêmes. Le lendemain, ils recommencèrent avec un minuteur commun. Les nouvelles mesures étaient proches, sans être parfaitement identiques. Dans leur compte rendu, ils expliquèrent la différence et la manière dont ils avaient modifié leur démarche.
J’entendais les voix sans voir la pièce. L’une disait que le carton était trop lourd ; l’autre riait. J’imaginais un trésor. Quand la porte s’ouvrit, deux voisins portaient une bibliothèque démontée. Mon histoire s’effondra, mais les voix n’avaient pas menti : c’était moi qui avais rempli les blancs. Je compris alors qu’un récit raconté de mon point de vue montrerait mes suppositions aussi bien que les faits.
La ville ouvre ses fenêtres,
Le jour déroule ses fils.
Un vélo traverse la place,
Un pas rejoint mille pas.
Sous le murmure des portes,
Chacun emporte un départ.