SUR QUOI REPOSE CETTE FICHE ?
La présentation bibliographique et le point de départ du récit reposent sur la page officielle de l’éditeur citée ci-dessous. Les conseils et activités sont des propositions thématiques AnimyJob, pas un questionnaire issu d’une analyse intégrale du livre.
Un monstre que le lecteur peut regarder se construire
Le titre d’Ed Emberley invite à rencontrer un monstre par des éléments de visage et des couleurs. La présentation de l’éditeur insiste sur la possibilité, pour le lecteur, de garder la main sur cette rencontre. L’entrée proposée consiste donc à observer une apparition plutôt qu’à chercher une histoire effrayante. Avant la séance, feuilletez votre exemplaire pour comprendre sa manipulation et éviter de découvrir un mécanisme de page au moment où plusieurs enfants veulent intervenir.
Proposer la participation, sans la rendre obligatoire
Le repère de 3–6 ans concerne une lecture accompagnée. Certains enfants souhaiteront prendre la parole ou montrer un élément ; d’autres préféreront simplement regarder. Annoncez que le monstre appartient au livre et que l’on peut refermer celui-ci. Ne demandez pas à un enfant de toucher une image ou de prononcer une formule pour prouver qu’il n’a pas peur. La séance garde ainsi un caractère de jeu partagé, sans transformer les réactions individuelles en défi public.
Regarder une transformation à la fois
Après la découverte, choisissez une seule opération à explorer : ajouter, déplacer ou retirer. L’adulte peut dessiner un visage très simple sur sa propre feuille, puis demander ce qui change lorsqu’un élément est déplacé. Il ne s’agit pas de reproduire les illustrations de l’album ni d’en reconstituer les pages. Le livre a ouvert une possibilité de jeu ; l’atelier utilise ensuite des formes nouvelles et un ordre choisi par le groupe. Cette distinction est particulièrement utile lorsque les productions sont conservées ou affichées.
Assembler un portrait entièrement inventé
L’activité associée utilise une base de papier et quelques grandes formes détachables. Un binôme décrit son portrait avant d’en retirer un élément à la fois. L’autre binôme observe et indique ce qui a changé, sans obligation de mémoriser une longue suite. Les enfants peuvent ensuite renverser le jeu : l’observateur propose l’élément suivant et les créateurs vérifient si cela correspond à leur intention. Aucune pièce n’a besoin d’être collée ; le plaisir vient précisément de la possibilité de recommencer autrement.
Finir par une disparition décidée ensemble
Pour refermer l’atelier, les participants choisissent l’ordre dans lequel ils rangent les formes. On peut terminer par un portrait presque vide ou par une simple couleur, puis fermer la pochette. Ne tirez pas de conclusion sur les peurs d’un enfant à partir du visage qu’il a fabriqué. Pour ceux qui veulent prolonger, proposez de créer un personnage accueillant plutôt qu’un monstre, en gardant les mêmes pièces. L’enjeu reste d’observer les transformations et de prendre des décisions compréhensibles par un partenaire.
Des questions pour ouvrir l’échange
Il s’agit de pistes ouvertes, pas d’un contrôle de lecture avec une réponse imposée.
- Qu’est-ce qui change lorsque l’on déplace seulement cette forme ?
- Quelle pièce aimerais-tu ajouter pour rendre ton personnage accueillant ?
- Dans quel ordre veux-tu ranger les éléments de ton portrait ?
Sources et périmètre de vérification
- L’école des loisirs — présentation de l’ouvrage Consulté le 05/09/2026
Les conseils de séance et les supports AnimyJob sont distincts des données bibliographiques. Aucune expérimentation en groupe n’est revendiquée pour ces propositions.
Lire notre méthode éditorialeFiche mise à jour le 05/09/2026 · AnimyJob