Six feuilles d’automne se sont mélangées dans un herbier imaginaire. Chacune a perdu sa moitié droite : l’enfant doit rapprocher deux cartes pour retrouver son contour, suivre la nervure centrale et vérifier que les couleurs se prolongent au même endroit. Ce jeu d’observation à découper comprend douze cartes, un mode d’emploi et une feuille de solutions. Les deux parties de chaque feuille proviennent exactement du même dessin ; les raccords ne sont donc pas approximatifs. Il s’agit d’un petit atelier de reconstruction sur papier, accessible sans savoir reconnaître les arbres.
Quatre feuilles A4 pour refaire l’herbier
La première page présente les règles et un exemple de feuille complète. La deuxième porte les six parties gauches, marquées de A à F ; la troisième les six parties droites, numérotées de 1 à 6 dans un autre ordre. La quatrième montre les six feuilles réparées et indique les couples de cartes. Ouvrez les images PNG ci-dessous et imprimez les pages nécessaires à 100 % sur des feuilles A4 en portrait. Pour une première partie, gardez l’exemple visible, mais laissez le corrigé de côté.




Préparer les douze cartes sans perdre une moitié
Découpez chaque grand cadre rectangulaire de la page A à F puis de la page 1 à 6. Ne recoupez pas l’image de la feuille à l’intérieur : le bord extérieur droit de chaque carte portant une lettre doit venir contre le bord extérieur gauche d’une carte portant un chiffre. Les étiquettes restent sur la carte et servent à noter la solution. Rangez les lettres dans une pile et les chiffres dans une autre ; cette séparation évite de perdre du temps à distinguer gauche et droite après le découpage.
La première fois, placez toutes les cartes face visible sur une table dégagée. Chaque enfant prend une lettre et essaie successivement les six numéros. Le contour est le premier indice : une feuille large à pointes ne continue pas naturellement par une moitié ovale. Vérifiez ensuite le dessin des nervures au niveau du raccord. Enfin, observez les zones jaunes, rouges, vertes ou brunes qui traversent la ligne de jonction. Une couleur proche ne suffit pas à elle seule : deux feuilles peuvent avoir des teintes voisines, alors que leur nervure et leur bord ne se prolongent pas.
Comment valider un couple sans deviner
Quand un enfant propose une paire, demandez-lui de poser les deux cartes bien à plat, dans le même sens, avec la pointe vers le haut et la tige vers le bas. Rapprochez les bords indiqués par les flèches. À la jonction, le dessin de la moitié gauche doit devenir exactement celui de la moitié droite, sans marche inattendue dans la nervure. Il peut y avoir beaucoup de blanc dans un cadre : ce vide permet de tenir la carte sans cacher la feuille et ne constitue pas une pièce manquante.
Faites raconter le raisonnement : « Cette partie a un bord dentelé et une nervure qui part du milieu ; sur cette autre carte, le bord et la nervure continuent au même endroit. » Un autre joueur peut jouer le vérificateur et essayer une mauvaise moitié proche en couleur. La comparaison des deux essais aide à expliquer pourquoi le premier tient mieux, sans retourner immédiatement le corrigé. Si le groupe hésite, écartez provisoirement les formes très distinctes, comme l’éventail jaune, pour réduire le choix des paires restantes.
Un jeu en deux niveaux, puis un défi collectif
Pour un enfant plus jeune, laissez le mode d’emploi à côté des cartes et ne présentez d’abord que trois paires : A, C, D d’un côté et 3, 4, 6 de l’autre. Dans ce sous-ensemble, le rouge, l’orange et le jaune donnent des repères immédiats. Ajoutez ensuite B, E et F avec leurs moitiés correspondantes lorsque le geste d’assemblage est compris. Pour un enfant plus âgé, mélangez directement les douze cartes et demandez de justifier les six raccords en comparant la forme puis la nervure, sans s’arrêter à la couleur.
En petit groupe, distribuez une carte à chaque participant ou à chaque binôme. Les porteurs de lettres doivent circuler pour retrouver la personne qui tient la bonne partie droite. Ils ne peuvent annoncer que deux indices visuels avant de poser leurs cartes ensemble. Quand les six feuilles sont reconstituées, classez-les selon leur forme : éventail, contour lobé, contour dentelé, forme ovale. Les illustrations sont stylisées ; ce tri sert à décrire des dessins, et ne constitue pas une identification botanique de feuilles trouvées dehors.
Vérification et réutilisation
La feuille de réponses présente A avec 4, B avec 1, C avec 6, D avec 3, E avec 2 et F avec 5. Son intérêt ne se limite pas aux lettres et aux chiffres : les six feuilles complètes permettent de comparer la continuité réelle du trait. Les douze moitiés ont été prélevées à partir de six images originales, avec une coupure droite au même endroit sur chacune. Le raccord d’origine a été contrôlé numériquement ; une mauvaise combinaison rompt la continuité de l’image. Cette vérification graphique rend les réponses stables d’une impression à l’autre, sans exiger une interprétation subjective d’une scène.
Conservez les douze cartes dans une enveloppe, séparées du corrigé. Vous pourrez les ressortir comme activité calme de dix à quinze minutes, ou simplement les utiliser comme support pour nommer les couleurs et les contours. Les jeux d’automne à imprimer rassemblent d’autres formats saisonniers ; le répertoire des ressources à imprimer permet de changer de thème. Lors d’une autre séance, l’enfant peut dessiner sa propre feuille entière, la partager en deux morceaux et lancer une mini-enquête avec un camarade, à condition de conserver les deux parties du même dessin.