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Fleurs

Moutarde des champs

Sinapis arvensis

La moutarde des champs ne se résume pas à des fleurs jaunes. Les feuilles basses, le relief des fruits et leur extrémité pointue apportent des repères plus précis. Une tige portant à la fois des fleurs et des siliques permet de comparer plusieurs étapes du développement.

Mise à jour : 18/10/2026 Sources de la fiche Sources vérifiées éditorialement
Moutarde des champs ramifiée, avec des fleurs jaunes et de larges feuilles vertes. REGARDER DE PLUS PRÈS
Olivier Pichard · CC BY-SA 3.0 · Sinapis arvensis pont-aval-revigny-ornain 55 05062005 2.JPG
Crédits et adaptationsVignette fournie par Wikimedia Commons, conservée sans recadrage ni retouche supplémentaire par AnimyJob.
LES INDICES À OBSERVER

Comment reconnaître Moutarde des champs ?

  • Tige dressée, ramifiée, avec des poils particulièrement visibles vers la base.
  • Feuilles basses pétiolées, dentées ou découpées ; feuilles hautes sans pétiole.
  • Pétales jaune soufre à base étroite.
  • Fruits allongés portés par de courts pédicelles.
  • Silique bosselée, à nervures longitudinales et à bec conique.

Des feuilles différentes selon leur hauteur

Les feuilles inférieures ont un pétiole et un contour découpé ou denté, avec une partie terminale souvent plus large. Les feuilles hautes s’attachent directement à la tige et restent plutôt ovales ou allongées. Coste décrit une plante velue, à tige dressée et ramifiée ; la flore contemporaine situe notamment les poils à la base. Une vue complète aide à associer les deux formes de feuilles. Il vaut mieux suivre leurs attaches que comparer des fragments pris dans une touffe mêlée. [source] [source]

Les fleurs jaunes montrent une autre échelle

Les pétales sont jaune soufre et se rétrécissent à la base en une portion étroite appelée onglet. Leur partie élargie attire l’attention sur une photographie, tandis que cette base peut rester cachée. InfoFlora décrit ce contraste de forme. Baseflor indique une pollinisation par les insectes : le pollen doit être transporté pour participer à la reproduction. L’observation d’un insecte posé sur une fleur ne permet toutefois pas de mesurer à elle seule ce transport ou la réussite de la fécondation. [source] [source]

Un fruit allongé terminé par un bec

Les siliques, fruits longs et étroits, sont portées par des pédicelles courts et épais. Elles peuvent se dresser ou s’écarter de la tige. Leur surface paraît bosselée et leur extrémité forme un bec conique. Coste décrit trois à cinq nervures sur les valves, les parties de la paroi du fruit. Une photographie de profil montre le bec ; une vue bien éclairée peut révéler les nervures. Aucun de ces détails ne demande d’ouvrir ou d’écraser la silique. [source] [source]

Une annuelle dont les graines prolongent le cycle

Coste décrit la moutarde des champs comme une annuelle. TraitCH renseigne un cycle bref, durant lequel les graines permettent généralement de traverser la mauvaise saison, et situe la floraison de mai à octobre en Europe centrale. La croissance d’une tige ne résume donc pas tout le cycle : les graines constituent une autre étape. Baseflor mentionne la gravité comme mode de dispersion. Un suivi peut noter la présence des fruits, sans conclure qu’une nouvelle plantule vient nécessairement de la tige voisine. [source] [source] [source]

À comparer avant de conclure

  • Le radis ravenelle forme des fruits rétrécis entre les graines, qui se divisent en articles à maturité. La moutarde porte une silique à valves nervurées et à bec conique. Quand les fleurs jaunes se ressemblent, cherchez donc le fruit avant de retenir un nom.
  • Le colza, Brassica napus, présente des feuilles généralement glauques et couvertes d’une pruine, avec peu ou pas de poils ; ses siliques sont généralement plus longues dans la description consultée. Une simple nappe de fleurs jaunes ne montre pas ces caractères : il faut examiner les feuilles et les fruits du même pied.
LES REPÈRES DE LA FICHE

Comprendre Moutarde des champs

Un point à vérifier dans les sources

Les documents consultés donnent des indications différentes sur la dispersion. Ce point reste à vérifier pour cette espèce : aucun de ces modes n’est retenu ici comme explication certaine.

Comparer les documents

Aspect et dimensions

C’est une plante aux tiges sans bois, dont l’allure diffère de celle d’une graminée. Ses tiges ne forment pas de bois. La hauteur de la plante adulte est d’environ 50 cm dans la compilation. Ce repère arrondi ne fixe ni minimum ni maximum pour un individu. Ses feuilles possèdent une partie plate et étalée, appelée le limbe. Ce repère ne précise pas leur contour.

TraitCH 2.0Suisse et Europe · compilation de sources

Floraison et reproduction

Mode de pollinisation indiqué : transport du pollen par des insectes. Couleur de fleur renseignée : jaune. Ce caractère seul ne suffit pas à identifier la plante.

BaseflorRepères botaniques · portée de la source

En Europe centrale, la floraison est indiquée de mai à octobre.

TraitCH 2.0Suisse et Europe · compilation de sources

Cycle de vie

Le cycle de vie est bref ; les graines permettent généralement de passer la mauvaise saison.

TraitCH 2.0Suisse et Europe · compilation de sources
RETROUVER LES DOCUMENTS

D’où viennent ces repères ?

Les repères expliquent les documents en français courant ; les dimensions sont arrondies pour faciliter la lecture. Les valeurs d’origine, les détails de préparation et les conditions complètes de réutilisation restent consultables dans les documents.

Voir les documents et la méthode de cette fiche

Ces repères botaniques expliquent les caractères renseignés dans Baseflor. Ils aident à comprendre la plante et se complètent par une observation attentive.

Baseflor — Philippe Julve, programme CATMINAT · ODbLSource récupérée le 18/10/2026

Télécharger les données Baseflor et leurs crédits (ODbL)

Ces repères proviennent de TraitCH 2.0, une compilation sur la Suisse et l’Europe. Les dimensions reprennent les valeurs de synthèse de la source ; les périodes de floraison concernent l’Europe centrale.

Télécharger les données et leurs crédits

EN FAMILLE OU EN CLASSE

Dessiner le bec du fruit

  1. Photographiez une tige entière avec une feuille basse, une feuille haute et le sommet fleuri.
  2. Choisissez une silique visible et dessinez son pédicelle séparément de son corps.
  3. Ajoutez le bec et les nervures seulement si vous les voyez, sans décrocher le fruit.
  4. Comparez le dessin aux deux types de fruits décrits dans les confusions et laissez les caractères invisibles sans réponse.
D’autres défis nature

Vos questions sur Moutarde des champs

Pourquoi les fleurs jaunes ne suffisent-elles pas ?

Plusieurs plantes proches portent des fleurs jaunes. Les feuilles et la structure des siliques distinguent des formes que la couleur seule rapproche, notamment moutarde et ravenelle. [source] [source] [source]

POUR EN SAVOIR PLUS

Sources & crédits

  • Référentiel taxonomique : TAXREF — PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD) · version 18.0Récupération : 18/10/2026
  • H. Coste — Sinapis arvensis (1899–1906), numérisation Tela Botanica 2011CC BY-SA 2.0 FR

    Projet de numérisation de la flore de L'Abbé Coste par le réseau Tela botanica — 2011. Texte de H. Coste, Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes (1899–1906).

    Description historique adaptée en français courant : caractères sélectionnés et expliqués. Adaptation partagée sous CC BY-SA 2.0 FR. Les usages et répartitions anciens ne deviennent ni conseils ni présence actuelle.

    Consultée le 18/10/2026
  • InfoFlora — Sinapis arvensis L., flore de SuisseRéférence factuelle consultée ; texte © Flora Helvetica 2018, non reproduit.

    InfoFlora, Centre national de données et d’informations sur la flore de Suisse ; description © Flora Helvetica 2018.

    Contrôle contemporain de caractères. Synthèse factuelle originale courte ; aucun texte descriptif, HTML ou carte protégés redistribués. Les indications de présence et les statuts suisses ne sont pas transposés à la France.

    Consultée le 18/10/2026
  • Baseflor — Philippe Julve, programme CATMINATODbL

    Julve, Ph., 1998 ff. Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la Flore de France. Programme CATMINAT. Instantané du 18 octobre 2026.

    Sélection et reformulation de traits Baseflor. Licence ODbL dont la version n’est pas précisée dans le fichier original ; lien fourni vers ODbL 1.0. L’offre de la couche de données dérivée est conservée avec les crédits des repères documentaires.

    Consultée le 18/10/2026
  • TraitCH — traits biologiques, tableaux non complétésCC BY 4.0

    Chauvier, Y. et al. (2025). TraitCH: a multi-taxa functional trait dataset for Switzerland and Europe. Zenodo. https://doi.org/10.5281/zenodo.15063844

    Le contexte de cette compilation et les précisions sur son adaptation sont détaillés dans les documents de la fiche.

    Consultée le 18/10/2026
  • H. Coste — Raphanus raphanistrum (1899–1906), numérisation Tela Botanica 2011CC BY-SA 2.0 FR

    Projet de numérisation de la flore de L'Abbé Coste par le réseau Tela botanica — 2011. Texte de H. Coste, Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes (1899–1906).

    Description historique adaptée en français courant : caractères sélectionnés et expliqués. Adaptation partagée sous CC BY-SA 2.0 FR. Les usages et répartitions anciens ne deviennent ni conseils ni présence actuelle.

    Consultée le 18/10/2026
  • InfoFlora — Raphanus raphanistrum L., flore de SuisseRéférence factuelle consultée ; texte © Flora Helvetica 2018, non reproduit.

    InfoFlora, Centre national de données et d’informations sur la flore de Suisse ; description © Flora Helvetica 2018.

    Contrôle contemporain de caractères. Synthèse factuelle originale courte ; aucun texte descriptif, HTML ou carte protégés redistribués. Les indications de présence et les statuts suisses ne sont pas transposés à la France.

    Consultée le 18/10/2026
  • InfoFlora — Brassica napus L., flore de SuisseRéférence factuelle consultée ; texte © Flora Helvetica 2018, non reproduit.

    InfoFlora, Centre national de données et d’informations sur la flore de Suisse ; description © Flora Helvetica 2018.

    Contrôle contemporain de caractères. Synthèse factuelle originale courte ; aucun texte descriptif, HTML ou carte protégés redistribués. Les indications de présence et les statuts suisses ne sont pas transposés à la France.

    Consultée le 18/10/2026

À propos de cette fiche

Texte rédigé et relu avec l’aide de l’intelligence artificielle le 18 octobre 2026. Les caractères, leurs sources et les crédits photographiques ont fait l’objet d’une vérification documentaire croisée. Cette relecture ne constitue pas une validation de terrain ; les repères ne suffisent pas à confirmer seuls une identification.

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Géranium découpé

Geranium dissectum

Le géranium découpé porte bien son nom descriptif : ses feuilles sont profondément divisées en parties étroites. Ses petites fleurs roses à pourprées ont des pétales échancrés, proches de la longueur du calice ou un peu plus courts. Feuille et fleur doivent se regarder ensemble.

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Géranium mou

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Le géranium mou porte de petites fleurs roses et des feuilles dont le contour reste arrondi malgré les découpes. De longs poils étalés caractérisent ses tiges. Pour compléter ce portrait, les fruits apportent un détail plus discret : une surface sans poils et ridée par endroits.

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Géranium herbe-à-Robert

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Le géranium herbe-à-Robert présente un feuillage très découpé, des tiges souvent rougeâtres et des fleurs roses à pourprées. Ses feuilles s’examinent comme de petits assemblages : chaque grande division possède sa propre attache et se découpe encore en parties plus petites.

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