Le renard entre en scène par la gauche, la chouette regarde depuis les hauteurs imaginaires et le hérisson attend qu’on lui laisse le passage. Avec ces quatre marionnettes d’automne à imprimer, les enfants construisent leurs personnages, leur donnent des voix et inventent une petite histoire de forêt. Tout est en papier : la première feuille porte les quatre animaux, la deuxième fournit une poignée pour chacun et la troisième réunit huit cartes qui suggèrent des gestes et des débuts de dialogue. Une bande collée derrière la carte permet de tenir le personnage sans masquer son visage.
- Âge conseillé : environ 5 à 9 ans, avec un adulte pour accompagner le découpage et le collage.
- Matériel : trois feuilles A4, des ciseaux adaptés, un bâton de colle ; aucun bâtonnet ni baguette supplémentaire n’est requis.
- Personnages : un renard, un hérisson, une chouette et un faon, tous illustrés dans la même série originale.
- Jeu : huit cartes de départ à tirer dans l’ordre voulu, seul, à deux ou en petit groupe.
Imprimer les trois feuilles du théâtre de forêt
Ouvrez les images ci-dessous puis imprimez les trois PNG au format A4 portrait. Ils mesurent chacun 2 480 × 3 508 pixels et comportent une marge autour de chaque découpe. Le réglage 100 % préserve les dimensions indiquées sur la page des poignées ; si votre imprimante réduit le gabarit pour ses marges, les cartes et les bandes se réduiront ensemble si vous utilisez le même réglage sur les deux feuilles. L’impression couleur fait ressortir le pelage des animaux. Le guide de montage sur la deuxième feuille peut rester près du groupe pendant l’activité.



Assembler les marionnettes avec les poignées en papier
Découpez d’abord chacune des quatre cartes le long de son rectangle pointillé. Les contours réguliers rendent cette étape accessible : il n’est pas nécessaire de suivre toutes les petites pointes du pelage ou des oreilles. Les noms imprimés en bas de chaque carte aident à répartir les personnages entre les enfants. Si un enfant souhaite jouer rapidement, préparez une seule marionnette pour commencer et gardez les trois autres cartes pour la suite. Veillez à conserver les cartes entières pour que la zone où coller la poignée soit assez large.
Découpez ensuite les quatre longues bandes sur la deuxième feuille. Chaque bande fait 300 pixels de large sur 1 350 pixels de haut à taille réelle, soit environ 2,54 cm sur 11,43 cm. La zone repérée « Coller derrière » occupe les 250 premiers pixels de chaque bande, soit environ 2,12 cm de hauteur. Retournez une carte animal face contre la table, son bord inférieur vers vous. Déposez de la colle sur la zone prévue d’une poignée et fixez-la au dos, au centre de la carte, dans sa partie basse. La plus grande longueur de papier doit dépasser vers le bas afin de pouvoir être tenue par la main.
Procédez de la même façon pour les trois autres personnages puis laissez sécher les quatre assemblages à plat. Pour jouer, tenez chaque poignée sous sa carte et faites avancer l’animal en bougeant la main. Le visage reste visible de l’autre côté. La poignée ne forme pas un socle : on tient le personnage en mouvement et on le repose entre les scènes. Si votre papier est très souple, une petite pièce de ruban adhésif au dos peut renforcer la jonction après le séchage, sans couvrir l’illustration sur le devant.
Comprendre les mesures avant de découper
Les cartes animales possèdent chacune un cadre de 880 pixels de large et 1 090 pixels de haut : la bande de 300 pixels occupe ainsi moins de la moitié de leur largeur. En la centrant au dos, on garde environ 290 pixels de chaque côté, sans que le haut de la poignée dépasse les côtés de la carte. La zone de collage de 250 pixels est plus courte que la carte ; elle se place dans sa partie basse. Il reste environ 1 100 pixels de longueur de bande en dessous de cette zone pour la prise en main, à condition de la coller près du bas.
Ces proportions sont vérifiables sur les fichiers A4. Une réduction uniforme appliquée par l’imprimante ne change pas le rapport entre la carte et sa poignée. En revanche, mélanger une carte imprimée à une échelle et une poignée imprimée à une autre peut rendre le montage moins pratique : imprimez les deux premières feuilles avec le même choix d’échelle. Le trait pointillé sert à la découpe des cartes ; les bandes possèdent un contour plein. Lisez les mots « Coller derrière » avant de sortir les ciseaux : ils doivent rester attachés à chaque bande, pas être découpés comme une petite étiquette séparée.
Jouer les huit scènes sans apprendre de texte
Les huit cartes ne contiennent pas un dialogue à réciter. Chacune donne une situation que les enfants peuvent prolonger avec leurs mots. Pour « Le vent », le renard fait trois pas pendant que la chouette annonce ce qu’elle voit voler. Les enfants décident si la feuille imaginaire atterrit près du faon ou derrière le hérisson. Dans « Le pont », le hérisson et le faon arrivent chacun d’un côté : ils choisissent comment traverser sans se gêner. Le geste accompagne la conversation et donne au groupe un point de départ immédiat.
Pour « La cachette », une personne baisse la carte chouette derrière le bord de la table, tandis que les trois autres personnages posent chacun une question. La chouette répond si elle le souhaite ou reste silencieuse jusqu’à ce qu’on la découvre. Dans « Les feuilles », le faon présente deux feuilles invisibles ; le hérisson en décrit une avec une couleur, une forme ou une taille inventée. Le jeu n’exige ni véritable feuille trouvée dehors ni connaissance des arbres : ce qui compte est d’écouter la proposition de l’autre et de réagir avec son personnage.
Les autres cartes servent à changer le rythme. « Une rencontre » invite à saluer puis à répondre avec un prénom inventé ; « Le chemin » demande à deux marionnettes de se croiser sans se heurter. Dans « La pluie », la chouette avertit la forêt et chaque animal imagine une façon de se protéger. « Bonne nuit » offre une fin commune : les quatre personnages se disent au revoir et quittent la scène l’un après l’autre. On peut rejouer la même carte en attribuant les rôles à d’autres enfants et comparer les histoires imaginées.
Installer une petite scène à la maison ou en classe
Un bord de table, le dossier d’une chaise ou un carton posé horizontalement suffisent pour cacher les mains. Placez les marionnettes à la hauteur souhaitée, sans les poser sur leurs bandes comme des figurines debout. La personne qui tient deux animaux peut les faire intervenir l’un après l’autre. À plusieurs, distribuez une marionnette par enfant et choisissez ensemble une carte. L’adulte peut lire la première consigne, puis laisser un moment de silence pour qu’un enfant trouve une voix ou un mouvement. Une petite phrase suffit pour lancer la scène.
Pour une séance courte, ne découpez que deux cartes de jeu. Demandez aux enfants où leur scène commence et où elle se termine, puis gardez les autres cartes pour une autre fois. Les enfants qui préfèrent dessiner peuvent inventer un décor de forêt sur une feuille à part ; il ne doit pas être attaché aux poignées, afin de laisser les marionnettes bouger librement. Pour explorer d’autres activités qui font jouer plusieurs enfants, retrouvez les jeux pour enfants du site.
Questions fréquentes
Faut-il ajouter des bâtonnets en bois ?
Non. Les quatre poignées sont déjà imprimées sur la deuxième page. Elles se fixent au dos des cartes animaux et dépassent par le bas.
Peut-on utiliser seulement deux animaux ?
Oui. Une rencontre entre le renard et le faon, par exemple, peut ouvrir une courte histoire. Les deux autres marionnettes attendent leur tour ou entrent dans la scène suivante.
Comment éviter que la poignée recouvre le dessin ?
Collez la zone marquée au verso de la carte, centrée près de son bord inférieur. La face illustrée reste tournée vers le public.