Une forêt qui change quand on se déplace
Sur la table, le renard paraît attendre près des champignons. Faites un pas de côté : le chemin entre les arbres semble maintenant s’ouvrir sur les collines. Ce petit diorama de forêt d’automne tient dans un socle de 21 × 13 cm. Il se construit avec trois paysages indépendants, placés à trois profondeurs différentes. Chaque décor possède deux languettes qui traversent le socle : on le retire, on le remet et on range les pièces à plat après l’histoire. Les cinq pages A4 comprennent le socle, les trois plans à découper et une notice courte. Un adulte prépare les fentes ; l’enfant choisit ce qu’il veut raconter.
Télécharger les cinq planches
Imprimez les quatre patrons en orientation paysage, en taille réelle ou à 100 %, sans option « adapter à la page ». La cinquième page résume le montage. Chaque patron comporte un repère de 10 mm : mesurez-le après impression avant de découper. Les images sont volontairement séparées pour que chaque pièce reste grande, avec des contours que l’on peut suivre aux ciseaux.





Matériel et préparation
Prévoyez quatre feuilles A4 de papier épais, autour de 160 à 200 g/m², une feuille ordinaire pour la notice, des ciseaux, une règle et un tapis de découpe. Pour ouvrir les six fentes du socle, l’adulte utilisera un petit outil de découpe adapté, sur le tapis et hors de portée des enfants. Vous pouvez renforcer le socle en collant sa face imprimée sur un carton fin avant de le découper : ouvrez les fentes seulement après séchage et vérifiez que les languettes traversent encore cette épaisseur. N’utilisez ni attaches métalliques ni colle entre les trois paysages ; le démontage fait partie de l’activité.
Les profils sont déjà dessinés. Le fond mesure 18 cm de large et peut atteindre 11 cm de haut ; le plan des arbres monte jusqu’à 8,8 cm, et le premier plan jusqu’à 6,4 cm. Ces hauteurs décroissantes laissent voir plusieurs couches à la fois. Avant toute découpe fine, observez le trait foncé : il constitue le bord extérieur de la pièce. Les deux petites avancées rectangulaires, en bas de chaque plan, restent attachées au décor. Les retirer empêcherait l’insertion dans le socle.
Découper, plier et emboîter
Commencez par le grand rectangle du socle. Les adultes ouvrent ensuite les six lignes colorées, sans tailler de fenêtres larges. Une ligne correspond à une fente de 21 mm ; chaque languette fait 20 mm de large et 12 mm de profondeur. Cette différence laisse environ un demi millimètre de chaque côté si la pièce est centrée. Les deux fentes d’une même rangée sont alignées avec les deux languettes du plan correspondant. Les trois rangées sont espacées de 40 mm : c’est l’écart qui crée la profondeur, pas une perspective imprimée sur une seule feuille.
Découpez le premier paysage en suivant ses sommets souples, puis les deux autres. Autour des troncs et des oreilles du renard, privilégiez de petits mouvements de papier plutôt que de grands coups de ciseaux. Marquez au doigt ou au dos d’une règle le trait orange au-dessus de chaque languette, puis pliez légèrement vers l’arrière. Placez le socle bien à plat ; insérez les deux languettes du plan 1 dans les deux fentes marquées « lointain ». Passez ensuite le plan 2 dans la rangée « milieu », puis le renard dans la rangée « proche ». Sous le socle, rabattez chaque languette délicatement pour stabiliser la pièce. Aucun plan ne doit être collé au socle.
Regardez la scène de face à la hauteur de l’enfant, puis depuis le côté. Si le renard cache complètement le chemin, redressez chaque silhouette en rapprochant son corps de la verticale et placez le socle sur une table plus basse. Si une languette peine à entrer, contrôlez d’abord le réglage d’impression et la coupe de la fente ; n’élargissez pas brutalement l’ouverture. Une petite chute de papier permet de tester la résistance avant de refaire un socle. Après le jeu, dépliez les languettes lentement et glissez les quatre pièces entre deux feuilles plates.
Faire vivre un récit à trois distances
Le volume sert une histoire simple. Demandez d’abord : « Qu’aperçoit-on tout au fond du chemin ? » L’enfant regarde le plan 1 et choisit une destination, par exemple la petite vallée. Puis : « Pourquoi les deux arbres forment-ils une entrée ? » Le plan 2 devient une porte imaginaire, sans nouvelle pièce à découper. Enfin : « Que regarde le renard au bord du chemin ? » Le plan 3 introduit le personnage qui peut faire avancer le récit. On peut nommer un objet, inventer un bruit de feuilles ou demander à un autre enfant d’imaginer la suite. La présence de champignons dans l’image ne demande aucun ramassage réel : on les observe seulement comme éléments dessinés.
Pour un groupe, attribuez une phrase à chacun des trois plans. Le premier enfant décrit un lieu, le second annonce un changement dans le sous-bois, le troisième donne une action au renard. Assemblez les phrases en gardant le même ordre spatial : loin, milieu, près. Une autre partie commence en retirant temporairement le renard ; chacun observe ce qui réapparaît dans la vallée. Remettez-le dans ses fentes et racontez ce qu’il découvre à son retour. Ce geste révèle l’intérêt des éléments séparés : ils modifient réellement ce que l’œil peut voir entre les couches.
Vous pouvez également poser une lampe de bureau à distance, sans contact avec le papier, et regarder les ombres derrière les arbres. Tournez le socle plutôt que la lampe près des pièces : depuis la gauche et depuis la droite, les arbres et le renard ne se superposent pas de la même façon. Pour une activité calme, demandez de dessiner sur une feuille supplémentaire ce que l’on imagine hors du cadre, au-delà des collines. Cette création ne change ni les mesures ni les six fentes du montage.
Conseils selon l’âge et rangement
Avec les plus jeunes, l’adulte découpe les silhouettes et prépare le socle ; l’enfant choisit l’ordre des questions et insère les plans avec aide. Les plus grands peuvent suivre les contours larges et expliquer pourquoi le fond est plus haut que le renard. Dans tous les cas, un adulte surveille les ciseaux et reste seul responsable de l’outil utilisé pour les fentes. Gardez les lames fermées et rangées aussitôt les ouvertures terminées. Le support ne doit pas être laissé sans surveillance avec de très jeunes enfants qui pourraient porter les pièces à la bouche.
Pour ranger l’activité, retirez les plans l’un après l’autre et glissez-les, bien secs, à plat dans une pochette A4. Le socle se place au-dessus pour éviter de plier les bords du paysage. Si le pli d’une languette fatigue après plusieurs montages, consolidez seulement son dos avec une petite bande de papier avant de la remettre ; contrôlez sa largeur pour conserver une insertion facile. Le même atelier peut alors se reprendre un autre jour, avec une histoire différente et les mêmes trois distances.
Prolonger l’atelier
Pour varier les formes de papier, voyez aussi la ville accordéon recto verso : son pliage produit un autre type de décor. L’arbre des quatre saisons propose des éléments à changer au fil de l’année. Et si vous souhaitez choisir une activité prête à imprimer pour le même thème, explorez les jeux d’automne à imprimer. D’autres idées de découpage sont réunies dans la rubrique papier, origami et découpage.