Que peut cacher un arbre quand on observe une seule journée d’automne ? Le vent traverse ses branches, un écureuil emporte un gland et une petite découverte attend près du sol. Cet arbre d’automne à trois volets rabattables transforme ces détails en jeu de devinettes. L’enfant regarde d’abord les trois rabats fermés, fait une hypothèse et les soulève un à un pour découvrir les réponses. L’arbre conserve le même feuillage sur toute l’activité : ce sont trois scènes de la même saison, et les rabats servent à raconter ce qu’on remarque derrière les feuilles.
Le kit comprend trois PNG A4 complémentaires. La première page porte le grand arbre et les trois scènes secrètes dans des cadres. La deuxième contient trois rabats distincts avec leurs bandes de colle intégrées. La troisième explique le montage avec les repères de découpe et de pli. Les motifs botaniques et les objets cachés ont été illustrés spécialement pour ce kit ; les lignes géométriques, les repères, les questions et les instructions sont ensuite composés pour l’impression. Aucun élément ne demande de dessiner une pièce manquante pour faire fonctionner les charnières.
- Âge : environ 5 ans et plus, avec aide d’un adulte pour découper et coller.
- Durée : quinze à vingt-cinq minutes de montage, puis cinq à dix minutes de jeu et de récit.
- Matériel : trois pages A4, imprimante, ciseaux adaptés, colle en bâton et éventuellement une règle pour marquer le pli.
- Impression : trois PNG A4 à 100 %, sans ajustement à la page ni changement d’orientation.
Télécharger l’arbre, les rabats et le guide A4
Télécharger le fond de l’arbre en PNG A4

Télécharger les trois rabats à découper en PNG A4

Télécharger le guide illustré de montage en PNG A4

Imprimez les trois pages ensemble : les cadres du fond et les faces des rabats ont exactement la même largeur et la même hauteur dans les fichiers. Si l’une des pages sort dans une autre échelle, un volet sera trop court ou trop grand. Choisissez donc « taille réelle » ou « 100 % », imprimez une fois et posez une pièce sur son cadre avant de sortir la colle. Le guide forme une page indépendante qui peut rester à côté du bricolage lorsque vous assemblez les trois parties.
Comment fabriquer trois rabats qui s’ouvrent vraiment ?
Sur la page des rabats, repérez les trois grands rectangles numérotés. Chaque pièce a une façade illustrée et une bande étroite portant le mot « COLLE » à sa gauche. Découpez le contour continu de la pièce entière sans séparer cette bande : une fois pliée, elle devient la charnière. Les petits segments pointillés entre la bande et la façade marquent la ligne de pli. On découpe autour de la pièce, jamais sur cette ligne. Le bord droit de la façade doit rester libre pour être saisi et soulevé.
Pour marquer un pli net, placez la pièce à plat, illustration vers vous. Repliez doucement la bande vers l’arrière le long des pointillés. Une règle tenue par un adulte peut guider le mouvement ; nul besoin d’un cutter ou d’une pointe dure. Ouvrez et fermez une première fois le volet entre vos doigts. Sur la page de l’arbre, chaque cadre porte le même numéro que sa pièce. Posez le pli sur le bord gauche du cadre correspondant. Quand la façade recouvre la réponse sans déborder, la position est bonne. Faites cet essai à sec pour les trois emplacements avant de coller.
Mettez un peu de colle au dos de la bande marquée « COLLE » et placez-la sur la page de fond immédiatement à gauche du cadre. Évitez d’en mettre sous la façade : elle doit pouvoir bouger librement. Alignez le haut et le bas de la pièce sur ceux du rectangle imprimé. Pressez la bande quelques secondes sans écraser le pli. Recommencez dans l’ordre 1, 2 et 3. Les trois charnières sont séparées par un espace sur l’arbre : un rabat n’a pas besoin d’être collé sur un autre. Laissez sécher à plat, puis ouvrez doucement chaque façade du côté droit.
Un jeu d’observation en trois questions
Au départ, fermez tous les volets. Le numéro 1 s’appelle « Les provisions » : demandez qui pourrait transporter un gland et où il le placerait. L’enfant énonce une idée, ouvre, puis découvre l’écureuil et son gland. Le numéro 2, « Le vent », invite à imaginer ce qui peut se déplacer près des branches ; la réponse montre trois feuilles emportées. Le numéro 3, « La trouvaille », demande ce qu’on pourrait apercevoir près de l’arbre ; il révèle un champignon et une plume. Les réponses se trouvent entièrement sous les volets : l’activité fonctionne même si personne ne sait dessiner un écureuil ou une feuille.
On peut jouer sans chercher la bonne réponse du premier coup. Après chaque ouverture, posez une question ouverte : « Où l’écureuil va-t-il cacher son gland ? », « Dans quelle direction les feuilles voyagent-elles ? », ou « D’où vient cette plume ? ». Une réponse inventée par l’enfant est une occasion de raconter, pas une faute à corriger. Refermez les trois volets et reprenez dans un autre ordre ; l’enfant se souvient alors d’un détail et construit une histoire plus longue. À deux, chacun décrit une cachette pendant que l’autre choisit le rabat à découvrir.
Faire varier l’activité sans refaire les pièces
Pour les plus jeunes, montrez d’abord le geste d’ouverture du premier volet et nommez ensemble deux couleurs présentes dans l’arbre. La première exploration peut durer quelques minutes. Pour des enfants plus grands, demandez de relier les trois découvertes dans un petit récit qui se déroule pendant un seul après-midi d’automne. L’écureuil a peut-être vu la plume voler ; une feuille est peut-être tombée près du champignon. On peut écrire une phrase sous la page, hors des cadres, sans toucher aux plis ni aux illustrations qui cachent les réponses.
Une autre variante consiste à garder les volets fermés et à décrire un objet sans le nommer : « Cela tient dans les pattes d’un animal » ou « Cela bouge quand le vent souffle ». L’autre joueur désigne un numéro, explique son choix et vérifie en soulevant le rabat. On peut aussi compter les trois volets, mémoriser l’ordre de découverte, puis les rouvrir de droite à gauche. Le support reste le même ; seul change le défi oral. Rangez la feuille à plat pour préserver les plis, ou collez uniquement le dos du fond sur un carton en laissant libres les trois façades.
Les points à vérifier avant de ranger l’arbre
Si un rabat résiste, vérifiez la colle : elle ne doit couvrir que la bande de gauche. Si une réponse reste visible quand le volet est fermé, contrôlez d’abord le numéro et le pli plutôt que de retailler la pièce. À l’impression à 100 %, la façade mesure environ 44 × 55 mm et la bande de charnière mesure environ 8 mm ; les trois cadres ont les mêmes dimensions. Les petits points situés aux deux extrémités du bord gauche servent de repères pour l’alignement. Après séchage, les trois faces doivent se lever séparément depuis la droite, puis se rabattre sans se chevaucher.
Les ciseaux et la colle restent sous la responsabilité de l’adulte selon l’âge de l’enfant. Ne laissez pas un enfant manipuler seul une pièce encore humide : le papier pourrait se déchirer au niveau du pli. Conservez les trois fichiers PNG avec le guide afin de réimprimer seulement la page abîmée si nécessaire. L’arbre n’a pas besoin de changer de saison pour inviter à regarder autrement : trois petites ouvertures suffisent à transformer une image fixe en promenade racontée.