Un grand champignon pousse au milieu de la page. Trois petites fenêtres percent son chapeau : derrière elles se cachent des dessins qui changent lorsqu’on fait avancer une bande. Ce champignon de forêt à glissière se construit avec trois planches A4 : une façade, une bande illustrée avec ses deux passants de guidage, puis un guide de montage. L’enfant regarde les trois fenêtres, nomme ce qu’il voit, pousse la bande d’une case et découvre un nouvel ensemble. Le déplacement est une vraie manipulation ; les pièces se montent derrière la page et la bande reste mobile après le collage.
Les deux positions racontent de petites scènes d’automne. Au départ, les fenêtres montrent un escargot, des feuilles et une coccinelle. Après un déplacement d’une case vers la gauche, elles montrent les feuilles, la coccinelle et un gland. L’enfant peut faire revenir la bande dans l’autre sens pour comparer ce qui reste visible et ce qui disparaît. Les six illustrations de départ ont été créées spécialement pour cette activité ; les cadres, les bandes de maintien et l’écart de déplacement sont ensuite tracés à l’échelle pour rendre le mécanisme reproductible.
- Âge conseillé : environ 6 ans et plus ; un adulte ouvre les fenêtres dans le chapeau.
- Temps : quinze à vingt-cinq minutes de préparation et dix minutes de jeu.
- Matériel : imprimante A4, trois pages, ciseaux, colle en bâton et une surface pour laisser sécher.
- Format : trois PNG A4, impression à 100 % ; aucune pièce supplémentaire à dessiner.
Télécharger les trois planches du champignon mobile
Télécharger la façade du champignon et ses trois fenêtres en PNG A4

Télécharger la glissière illustrée et les deux passants en PNG A4

Télécharger le guide de découpe et de montage en PNG A4

Imprimez les trois fichiers en portrait, sur des feuilles A4 et à la même échelle. L’option « ajuster à la page » modifierait l’écart des images de la bande par rapport aux fenêtres de la façade. Il est possible de monter le jeu sur du papier ordinaire ; un papier un peu plus ferme résiste mieux à plusieurs passages. Gardez d’abord la façade entière : on ne découpe pas la silhouette du champignon, car le tour de la page sert de support aux deux passants collés au dos. Le guide peut rester visible à côté de la feuille pendant les premiers essais.
Préparer les trois fenêtres sans abîmer le chapeau
Sur la façade, l’adulte retire uniquement la zone intérieure des trois rectangles blancs marqués « découper ». Une petite amorce de pli au centre, suivie de ciseaux maniés par l’adulte, permet de passer à l’intérieur sans couper le bord de la page. Suivez la bordure intérieure pointillée puis vérifiez que chaque fenêtre laisse voir la table derrière la feuille. Les traits autour de ces ouvertures ne sont pas des volets : la page reste plate. Les trois centres sont espacés de la même distance, ce qui permet à une bande d’afficher trois images en même temps.
Découpez ensuite sur la deuxième planche le contour extérieur de la grande bande horizontale. Les quatre cases portent, dans l’ordre, un escargot, des feuilles, une coccinelle et un gland. Séparez également les deux passants longs, mais conservez leurs zones « COLLE » aux deux extrémités. Le centre de chaque passant doit rester intact et sans colle : c’est sous cette partie que la bande va coulisser. Ne collez pas les quatre dessins directement sur la façade, sinon l’enfant ne pourra plus les déplacer. Une fois les pièces séparées, l’adulte peut vérifier qu’aucune extrémité de papier ne s’est déchirée.
Monter les passants au dos et faire avancer la bande
Retournez la page du champignon pour voir son dos. Posez la bande face illustrée vers les trous ; regardez la façade par transparence des ouvertures pour centrer trois dessins. Au début, l’escargot, les feuilles et la coccinelle apparaissent ensemble. Sans changer cette position, placez un passant derrière le bord supérieur de la bande et l’autre derrière le bord inférieur. Chacun traverse presque toute la largeur utile. Une fois collés au dos de la façade, ils forment deux guides souples : la bande se trouve entre le papier du champignon et ces deux bandes de maintien.
Mettez de la colle uniquement sur les deux extrémités marquées « COLLE » de chaque passant. Pressez les extrémités contre l’arrière de la page, hors des trois ouvertures. Passez un doigt sous le milieu du passant : il doit rester libre et ne pas adhérer à la bande illustrée. Évitez de coller par erreur la bande ou les dessins. Laissez sécher à plat. Après séchage, l’enfant tient la partie de la bande qui dépasse du chapeau et la fait avancer doucement d’environ 37 mm, soit l’écart entre deux dessins voisins. Les fenêtres montrent alors le groupe suivant, feuilles, coccinelle et gland. Ce second état se repère à l’œil quand les trois dessins sont centrés.
Si la bande accroche au premier mouvement, n’insistez pas : retournez le support et regardez si une extrémité d’un passant a touché la partie centrale par excès de colle. Laissez encore sécher, puis décollez très légèrement le centre si nécessaire sans déchirer les extrémités. Si la bande glisse de travers, vérifiez que les passants sont installés à peu près parallèles aux fenêtres et que la feuille repose bien à plat. Le mécanisme ne requiert ni attache métallique, ni perforation des illustrations, ni petite pièce libre qui pourrait se perdre.
Jouer avec les scènes A et B
Commencez avec les dessins du groupe A : escargot, feuilles et coccinelle. Demandez à l’enfant de les décrire sans aller trop vite. Où pourrait aller l’escargot ? Que recouvrent les feuilles ? Quelle image semble venir d’un animal ? Déplacez ensuite la glissière d’une case vers la gauche. L’escargot n’est plus dans la première fenêtre ; les feuilles et la coccinelle ont changé de place, et un gland entre par la troisième. On peut demander ce qui a disparu, bougé et apparu : trois opérations différentes avec seulement deux positions.
À deux joueurs, l’un ferme les yeux pendant que l’autre décale la bande. Le premier doit dire si le groupe A ou le groupe B est visible, puis justifier sa réponse avec l’image placée en troisième fenêtre. Avec un enfant plus jeune, vous pouvez simplement compter les trois images de gauche à droite et chercher celle qui est orange ou celle qui a une coquille. Pour ajouter un petit récit, imaginez un moment d’automne où l’escargot se met à l’abri pendant qu’un gland tombe près du champignon. Il n’existe pas de combinaison secrète supplémentaire : la bande contient quatre illustrations distinctes et deux groupes de trois.
Observer la forêt sans identifier les champignons sauvages
Le grand champignon sert d’illustration et de décor à une activité de papier. Ses couleurs et ses taches ne constituent aucun indice fiable pour reconnaître une espèce réelle. Si le jeu vous donne envie de sortir en forêt, contentez-vous d’observer à distance les champignons rencontrés et gardez les mains libres de toute cueillette ou dégustation. Les images cachées donnent des idées de vocabulaire sans faire croire que l’escargot, la coccinelle et le gland se trouvent forcément sous le même champignon. L’enfant peut inventer sa scène en regardant les images, puis distinguer ce qu’il a vraiment observé dehors.
Après la séance, remettez la bande dans la position qui vous plaît et rangez le champignon à plat. Si les passants fatiguent après de nombreux jeux, recollez uniquement leurs extrémités, laissez sécher, puis vérifiez le mouvement avant de le rendre à l’enfant. Conservez les trois PNG : on peut réimprimer la bande seule si elle se froisse. Le principe reste simple à expliquer à un autre joueur : trois fenêtres fixes, quatre images alignées et un déplacement d’une case pour raconter une autre scène.