Créer un arbre généalogique avec un enfant permet de relier des personnes et des générations, à son rythme. Le téléchargement offre un modèle de filiation sur trois générations, une carte libre des personnes importantes et une fiche d’entretien. Ces supports répondent à des besoins différents : on choisit celui qui convient à l’histoire et aux envies de l’enfant, sans lui demander de révéler sa vie privée.
Le support gratuit est disponible en PDF. Les feuilles de jeu, les trames et les corrections sont identifiées dans le document.

Choisir entre un arbre de filiation et une carte des proches
Un arbre généalogique représente des liens de filiation : les parents d’une personne apparaissent au-dessus d’elle, puis leurs propres parents au-dessus. Le premier modèle fournit sept espaces sur trois niveaux. Il permet une première découverte, mais ne prétend pas contenir toutes les configurations familiales sur une seule feuille.
La carte libre place l’enfant au centre et propose des branches vierges. Il peut y ajouter les adultes qui prennent soin de lui, ses frères et sœurs, un grand-parent, un ami proche ou une autre personne importante. C’est une carte relationnelle ; elle ne remplace pas un arbre de filiation et n’impose pas de déduire un lien biologique ou juridique. Cette distinction aide à nommer ce que l’on fabrique.
Préparer un atelier de trente à quarante minutes
Prévoyez une feuille A4, un crayon, quelques couleurs et, seulement si les personnes concernées sont d’accord, des copies de photos. Dessiner un portrait ou écrire un prénom fonctionne très bien. Gardez les originaux à l’abri de la colle. Pour un groupe, proposez aussi un arbre fictif construit avec des personnages inventés afin que personne ne soit obligé de travailler sur sa propre famille.
Commencez par une conversation courte : qui souhaites-tu représenter ? Veux-tu parler de générations ou des personnes avec qui tu vis et que tu apprécies ? Présentez les deux modèles. L’enfant peut laisser des cases vides, utiliser un surnom ou interrompre l’activité. Il n’y a pas de bonne quantité de noms à remplir.

Construire les trois générations sans inverser les liens
Sur le modèle de filiation, l’enfant se place en bas. Le niveau du milieu accueille les personnes de la génération de ses parents. Le niveau supérieur permet d’ajouter leurs parents respectifs. Chaque trait relie une personne à son parent : il ne signifie pas simplement ces deux personnes se connaissent. Une génération correspond ici à un niveau de filiation, pas à une tranche d’âge.
Pour des demi-frères et sœurs, plusieurs unions ou davantage de liens à représenter, ajoutez une feuille. Écrivez ce que signifie chaque trait plutôt que de forcer les personnes dans les sept cases. Une adoption ou une histoire inconnue peut se représenter selon ce que la famille souhaite expliquer ; l’activité ne sert ni à établir un état civil ni à demander des preuves. Des cases non renseignées sont tout à fait acceptables.
Recueillir un souvenir plutôt qu’une liste de dates
La fiche d’entretien propose de demander : à quoi aimais-tu jouer enfant ? Quel objet te rappelle une personne importante ? Connais-tu un souvenir que tu acceptes de raconter ? Quel lieu souhaites-tu dessiner ? L’enfant note le prénom choisi par la personne et une phrase qu’elle autorise à conserver. Une anecdote de jeu suffit pour donner de la vie à la feuille.
Distinguez un souvenir raconté d’un fait vérifié. Une personne peut dire je crois que c’était chez mon oncle ; on peut noter souvenir à confirmer. La généalogie documentaire utilise d’autres sources, notamment les actes et archives. Cet atelier familial n’a pas besoin de dates de naissance complètes, d’adresses ou de documents d’identité.
Garder une trace choisie et respecter ce qui reste privé
À la maison, demandez à l’enfant où ranger son arbre et avec qui il souhaite le partager. En classe ou en accueil de loisirs, évitez un affichage automatique de tous les travaux. Une photo envoyée à un groupe ou publiée en ligne peut révéler des liens familiaux et des noms : une feuille remplie n’est pas une autorisation de diffusion.
Si une situation suscite de la tristesse, de la gêne ou un conflit de loyauté, revenez à un personnage fictif ou choisissez une autre activité. Une personne absente ou décédée peut apparaître si l’enfant le veut ; aucun récit n’est exigé. Pour prolonger ce moment, fabriquez une capsule temporelle avec un dessin et un souvenir librement choisi, ou partagez un jeu intergénérationnel. Le but reste de comprendre des liens, pas d’obtenir un dossier complet.
Questions pratiques
Combien de générations comporte le modèle ?
Le modèle de filiation comporte trois niveaux et sept espaces. La carte libre offre une autre façon de représenter les personnes importantes, avec des branches à nommer.
Faut-il mettre une photo dans chaque case ?
Non. Un prénom, une initiale, un dessin ou une case laissée vide conviennent aussi. Ne découpez pas une photo originale sans l’accord de son propriétaire.
Peut-on faire cette activité sans raconter sa famille ?
Oui. Un arbre de personnages inventés permet d’apprendre les générations et le sens des liens sans partager d’informations personnelles.
Pour prolonger l’activité
Repère documentaire : consulter la référence. Le support et les situations de ce guide sont des créations AnimyJob ; les adaptations sont indiquées dans le texte.